Les investisseurs ont placé 18,5 milliards d’euros dans le marché de l’immobilier de la santé en 2025 et 2,7 milliards d’euros rien qu'au premier semestre 2026. Illustration. (Sabinevanerp / Pixabay)
Les investisseurs ont placé 18,5 milliards d’euros dans le marché de l’immobilier de la santé en 2025 et 2,7 milliards d’euros rien qu'au premier semestre 2026, d’après les données de CBRE relayées par l’Observatoire Santé 360° d’Euryale. Ces chiffres font état d’un regain d’intérêt pour ce marché après la crise d’Orpea et de leurs EHPAD. Les investisseurs ont toutefois fait évoluer leur stratégie, rapporte Capital ce jeudi 28 mai 2026.
Un investissement solide mais variable
Il faut dire que l’immobilier de la santé reste un secteur considéré comme durablement porteur, notamment en raison du vieillissement de la population. L’INSEE estime qu’il y aura ainsi 700.000 personnes âgées en perte d’autonomie supplémentaires en 2050 par rapport à 2021. Une tendance de fond qui rassure, là où le marché résidentiel classique se montre plus incertain.
Le ticket d’entrée, qui démarre à 100.000 euros pour certains supports, est moins élevé que dans l’immobilier traditionnel. Les rendements eux, atteignent sur certains actifs 4,5 % en moyenne. De fortes variations sont néanmoins constatées en fonction du type d’établissement, de son emplacement et de la solidité du gestionnaire.
Trois points fondamentaux
À ce titre, chaque critère a désormais son importance dans ce type d’investissements. Avec en tête, bien sûr, la question de l'exploitant, devenue centrale avec la crise Orpea. « Avant d’investir, il faut regarder en détail qui exploite l’établissement, la durée du bail et les conditions de sortie éventuelles » , a souligné Véronique Trelis, conseillère en gestion de patrimoine.
L'autre point essentiel est la réalité du besoin local. D'ailleurs, certains investisseurs vont dorénavant plus loin que l’EHPAD. « Les résidences seniors ou certains actifs médicaux de proximité paraissent parfois plus lisibles et mieux alignés avec les besoins du territoire » , a ajouté Véronique Trelis. Enfin, le support d'investissement doit aussi être choisi en fonction du niveau de diversification et d’implication recherché.
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